La maison vide

Publié le par Estelle

David est un enfant juif de 15 ans qui raconte son histoire. Il a vu des nazis arrêter ses parents, lui n'a pas été emmené car il dormait depuis plusieurs mois chez ses voisins. Ensuite il n'a pas cessé de changer de maison, il est passé d'un orphelinat religieux à un home d'enfants juifs.
" Mes doigts me font mal tellement je serre mon crayon. Mes doigts qui étrangleraient ces assassins... Je n’en peux plus. Je pleure. J’ai quitté mon cahier. J’y reviens. J’ai marché dans la campagne. J’ai couru. J’ai perdu mon souffle à hurler, à cogner des tatanes contre les arbres, les mottes de terre. Mais il faut que je revienne m’asseoir, que j’écrive, que je le dise, même si je n’en ai pas envie, même si ma gorge n’est qu’une boule de haine, de pleurs, et que ma main tremble. Il faut que je respecte la volonté de papa. D’ailleurs, aujourd’hui, est-ce bien la sienne ? ". Ce passage montre que David écrit pour comprendre et parce qu’il l’a promis à son père. On voit également dans ce passage l’état d’esprit et les sentiments du personnage principal.
Cette histoire se passe pendant la deuxième guerre mondiale, elle ne parle pas de la guerre en elle-même mais de la réaction des gens face à cette épreuve si dure et cruelle. Je n'aime pas tellement ce style de romans mais celui-là est plutôt touchant, émouvant avec une histoire triste mais belle. Comme je viens de le dire, l'histoire est émouvante, touchante, etc... mais parfois elle manque de rythme. On vit les actions du personnage comme il a pu les vivre car ce récit est écrit à la première personne et le narrateur adopte un point de vue interne.
Claude Gutman a déjà évoqué ce thème dans Les passages où il y a un enfant seul qui va à la guerre, et dans d'autres romans plus ou moins différents. Je n'imaginais pas la fin aussi triste, mais peut-être que l'auteur écrira une suite à ce roman !!!
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Publié dans critiques de livres

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