Nouvelles des élèves 3
Le grand voyage
Je planais tranquillement quand soudain un tourbillon m’emporta vers une sorte de grotte très profonde. On avait l’impression que les couloirs ne se terminaient jamais. Sur les parois, il y avait des sortes de lianes, régulièrement réparties sur l’ensemble du couloir, qui suivaient les mouvements du vent. Je dus me faufiler habilement pour ne pas me faire attraper par ces tentacules. Une fois le risque passé, j’arrivai devant deux passages. Je n’eus pas le temps de décider quel chemin prendre que le vent m’emporta vers l’un d’eux.
Le chemin était sinueux. Je croisai d’autres voyageurs et décidai de les suivre. Au fur et à mesure que j’avançais, je voyais de plus en plus de grottes et de chemins se croiser. C’était un vrai labyrinthe ! J’essayai alors de demander ma route, mais les voyageurs, absorbés par leur travail, ne me répondaient pas. Ils étaient comme des robots investis d’une mission à accomplir. Après quelques secondes de parcours, nous arrivâmes à une impasse où ils déposaient leurs bagages. Je me demandais ce que je faisais ici, dans ce lieu perdu quand, tout à coup, le courant d’air revint m’emporter.
Je repris mes esprits dans un endroit humide, où l’on pouvait entendre " POM POM, POM POM ". Curieuse, je suivis le bruit et je tombai devant un énorme menhir. Ce dernier avait l’air vivant. Ses parois humides bougeaient, elles se gonflaient et se dégonflaient en quelques secondes. Je m’approchai tout doucement. Derrière le menhir, je vis comme un câble branché à un ordinateur, un tube transparent dans lequel arrivaient les bagages abandonnés auparavant. Toujours avide de découverte, je voulus continuer l’aventure et pris un autre chemin quand… le courant vint m’emporter pour la troisième fois.
Quand je rouvris les yeux, j’étais confortablement allongée sur un matelas moelleux et humide, j’aurais pu y passer ma vie ! Que n’ai-je pas pensé ! Le matelas était vivant et tel un enfant dans un manège, je me sentais secouée de haut en bas et de gauche à droite jusqu’à ce que je fusse engluée par une sorte de grosse goutte. Des aspirations se firent entendre, un éternuement et…. " ATCHOUM ! ", je fus projetée sur un bureau.
Petite poussière que je suis, c’est poussière que je finis, en faisant éternuer les gens.
Fanny D.
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